jeudi 31 mai 2007

Merci !

Merci pour tous les messages !! Vous n’imaginez pas comme ça compte quand on est loin et solitaire !
Merci Alain, Monique, Amélie, Fanny, Jean-Jaques, Manue, Justin, Fred, Claude, Bertrand, Olivier, Karine et ses élèves à Chaville, Marianne, Manon, Thibaud, Olivier ! Merci et encore merci d’avoir pris le temps de poster un petit message !!

Je suis arrivé à 14h30 à Pollença, à Minorque, après 28 heures de navigation.
20 heures au près serré, avec un bateau qui avance bien – entre 4 et 7 nœuds – mais qui gîte et qui tape dans chaque vague. 20 heures à slalomer entre les cargos, pétroliers, chalutiers et porte-containers.
20 heures avec l’alarme anti-collision qui sonne en permanence… Difficile de faire des micro-siestes dans ce contexte.
La fin était plus calme.

Mais à cet instant, les images qui se bousculent dans ma tête, ce sont les dauphins qui sont restés pendant 1 heure autour du bateau au coucher du soleil, le clair de lune magnifique, l’étoile filante qui m’a remonté le moral à 4h du matin, les méduses phosphorescentes (??) dans le sillage de Belacarta, les premiers rayons de soleil qui redonnent la vie, la première cote qui redonne l’espoir…

Il y a bien sur beaucoup de fatigue à l’arrivée, mais aussi beaucoup de bonheur, parce que ça y est, je les ai fait les 120 milles nautiques en solitaire !!!
Je ne sais plus trop ce que je cherchais en partant, mais je sais ce que j’ai trouvé : le bonheur, au bout de soi même, pour rien.

Pour partager ces moments quelques photos :

Les dauphins, le soir :


Couché de soleil :
Un peu de fatigue au milieu de la nuit, mais content :
Le clair de lune :
Premières lueures :
La cap Formentor, à l'arrivée :

mardi 29 mai 2007

Ambiance

Rassembler ses forces, se concentrer. Prendre son courage à une main, garder l’autre pour le bateau, toujours. Préparer la navigation, préparer Belacarta.
Belacarta, ma liberté, mon refuge, ma prison parfois aussi, je t’embrasse pour te demander de tenir le cap, tenir la mer, tenir le vent jusqu’à un abri ou un port de l’autre coté de la traversée, la bas aux Baléares.

Dans quelques heures je serais seul. Seul en mer, loin des sémaphores qui ne pourront plus m’entendre, loin des vivants qui ne pourront plus me voir, loin des cotes qui seront un souvenir avant de devenir un rêve puis peut-être, si tout se passe bien, un nouveau chez-moi.
Alors si la mer est clémente et si les vents sont favorables, si Belacarta pardonne mes erreurs comme il l’a fait si souvent, alors, bientôt, je serais un marin.

Bien d’autres l’ont fait ; ils sont si nombreux ces marins qui plus jeunes, plus courageux, sont partis plus loin, plus longtemps et plus seul… Ce n’est pas une traversée pour me rapprocher d’eux, c’est une traversée pour me rapprocher de moi. Je verrais bien ou cela m’amène.
D’ici la, je reste un équipier qui doit rassembler ses forces…

Je voulais partager l’ambiance à bord, ce soir, à la veille d’une traversée qui pour certain doit sembler presque insignifiante, mais qui pour moi représente quelque chose d’important.

samedi 26 mai 2007

las vacaciones

Pour faire simple :
levés à 11h30, tapas à 16h30 - on a mangé pour 4 dans un bar à tapas recommandé par la voisine de ponton : extraordinaire - , massage à 20h (à l'occasion de la journée contre le sida, les étudiantes en massage traditionnel faisaient des massages en pleine rue pour 5 euros - un délice...), bière à 21h30, etc... c'est les vacances :-)

Prochaine étape : ma première traversée en solitaire : Barcelone -Baléare, 115 milles, entre 20 et 40 heures environ. Départ prévu pour mardi ou mercredi en fonction de la météo. Challenge !

"LE" bar à tapas, on a même essayé les piments ! :Promenade dans les petites rues de Barcelone :
Massage... :

Barcelona !

La météo nous a fait le même coup chaque jour : « pluie orageuse dans l’après-midi ». Et puis après quelques gouttes en début de matinée, le soleil s'est installé et la crème solaire s'est imposée lors des belles navigations qui nous ont amené de Estartit à Saint Feliu de Guixols puis à Blanes.

Réparation de la partie haute de l’enrouleur de génois : une pièce usée a du être renforcée. Une bonne occasion pour monter en tête de mat ! Olivier grimpera lui aussi, « juste pour voir » !

Vendredi départ dans le petit temps, puis le vent de Nord Est a fraîchi progressivement jusqu’à force 6 dans une mer agitée. Un grand bord grand largue à plus de 6 noeuds, avec une pointe à plus de 8 pour Olivier, nous a permis d’atteindre Barcelone avec un peu d'avance, après une bonne navigation de 45 milles.
Vannes - Barcelone, ca commence à le faire comme ballade, non ? J'en ai tellement revé que ca me parait presque naturel. Enfin pas toujours si naturel : vous devriez me voir dans les ports quand on me demande d'ou je viens ; je ne suis pas peu fier de répondre cranement " Golfe du morbihan, en Bretagne", l'air un peu blasé... Et ca ne fait que commencer !! Barcelone, c'est quand même une belle escale pour un marin breton :-)

Arrivée fêtée par une ballade sur les Ramblas et une bonne paëlla !

La costa Brava : quelques jolies criques mais rien d'exceptionnel :

Au port de Blanes, repas à bord :

Olivier, un nouveau capitaine à la barre de Belacarta :

Premier mouillage, Première baignade

Départ lundi matin sous les nuages. Pétole. Moteur. Alarme. Il y a toujours un petit moment de stress quand le moteur se met à faire son « beep » strident pour prévenir d’une défaillance. Après une enquête rapide (on était pas si loin des cailloux du cap Creus !), la turbine de la pompe à eau est changée. Changement sans problème, j’avais une turbine d’avance.. Re-moteur. Re-alarme. La c’est moins marrant, je n’ai plus de turbine de rechange ! Finalement ce n’était rien, la courroie de la pompe à eau était mal réinstallée.

Mer fatigante et petit temps : nous décidons de raccourcir l’étape en cherchant un mouillage à Port Ligat, à coté de Cadaques. Nous trouvons le coin sympa et nous profitons de la fin d’après-midi pour se balader à Cadaques – maintenant je connais - avant une première baignade autour du bateau ! L’eau est transparente, un peu fraiche mais c’est bon. Oh oui, c’est bon…

Mardi matin visite de la maison-musée de Dali puis départ à midi vers Estartit ou nous arriverons à 21h, après une bonne navigation : départ de mouillage à la voile en tirant des bords, spi, quelques bords à 6 nœuds puis moteur pour les 2 derniers milles afin d’arriver à temps pour un bon resto.

Olivier devant le charmant village de Port Ligat :


Au mouillage :
Belacarta dans la baie de Port Ligat (le bateau au premier plan) :

La piscine de la maison de Dali :

Week-end « all-inclusive »

Venant de Paris, Cédric (un copain), Julie et leur fille Emma sont passés me récupérer au port de Llança pour que l’on parte ensemble dans leur maison de famille à Cadaques, à quelques kilomètres. J’ai donc quitté Belacarta qui est restée au port de Llança, pour partir en voiture vers le confort : un vrai lit, des robinets avec de l’eau qui coule, une terrasse qui ne bouge pas… c’est pas mal quand même !

Week-end repos avec plage, ballade en vélo, promenades dans le village de Cadaques – très sympa - et bon restos.
et surtout Emma, 3 mois, trop trop trop mignonne !!
Merci encore à Julie et Cédric pour l’hospitalité et les bons moments passés ensemble pendant ce week-end « all inclusive » :-)

Dimanche soir retour à Llança pour retrouver Olivier qui arrivait en train de Nice.
Soirée tranquille avant d’entamer une semaine de navigation.

Cedric et sa fille Emma :

Le village de Cadaques :


mercredi 16 mai 2007

Una cerveza por favor !

Ola !
... et me voila en Espagne après une escale de 3 jours à Argeles.
Le port d'Argeles est tout neuf, mignon mais sans ame. A 15 minutes à pieds on trouve Argeles Plage : si vous n'êtes pas hollandais, accro aux stations touristiques superficielles et sans interet, ou passionné de boutiques et resto à touristes, c'est à éviter.
Ma chance fut d'y trouver une laverie ou mon linge a été lavé, seché et plié : la double lessive ne m'aura pas demandé beaucoup de travail !!
Le truc pénible dans la région c'est la tramontane : il faut regarder la météo deux fois par jour pour réussir à trouver le bon moment pour partir et passer le cap Béar. Les amarres furent finalement larguées mardi à 16h, et au moment ou je sortais du port, la VHF annoncait un BMS (bulletin météo spécial) pour... les alentours du cap Béar ! Enfin je n'avais que quelques milles à faire, et puis le coup de vent étant annoncé pour la fin de soirée, je suis parti.
Un peu chahuté par moment mais passage sans soucis, et moment d'émotion en laissant le cap Cerbere à tribord : ca y est, Belacarta et moi nous sommes en Espagne !! Le pavillon de courtoisie fut hissé sous la barre de flèche tribord comme le veut le code maritime international. Ca y est, je suis un marin international !! :-)
Accueil très sympa au port de Llanca ou deux employés du Club Nautico m'ont aider à attraper la pendille. Sans rentrer dans les détails, la pendille, qui sert à amarrer l'avant du bateau dans les ports en méditerranée, c'est pas fait pour les marins solitaires. Je me demande comment je vais faire quand je serais tout seul, sans aide, sachant qu'il faut être à l'avant du bateau et à la barre en même temps. Mystère...
2 jours de repos avant de retrouver Cedric, Julie et leur fille Emma à Cadaques vendredi soir. En attendant, le programme c'est Tapas en terasse, et bien sur, "una cerveza por favor" !!

(pour de vrai demain je dois faire une vidange du moteur, changer la prise du pilote automatique, changer l'ampoule du compas, vider le coffre arrière qui est remplie d'eau, refaire l'étanchéité du pied de mat : sans rire, c'est pas marrant tous les jours d'être un marin "international" !!)


La Tramontane dégage le ciel lundi soir à Argeles:

vendredi 11 mai 2007

Repartir

Repartir puisque la météo est bonne. Repartir sous le soleil, avec cette petite brise de mer qui va monter progressivement à mesure que le soleil réchauffera la terre.

Repartir vers Port Argeles, une petite ballade de 10M, vent de travers, avec en toile de fond le cap Béar ou commencent les Pyrénées.

C’est tellement bon… J’écoute les Black Eye Peas, je danse, je chante pendant que Maxime – mon plus fidèle ami, le pilote automatique – s’occupe de barrer. La vie est belle. Presque un peu déçu que la ballade soit si courte. Mais comme tout est parfait aujourd’hui, le vent tourne à 2M du port, m’obligeant à tirer des bords, ce qui prolonge le plaisir.

Accueil super sympa au port, cadre agréable, et une place au pied d’une terrasse de café. En réglant les amarres j’entends déjà la mousse d’une bière fraîche qui crépite doucement à l’ombre d’un parasol.
Et avec ça une bonne connexion Wifi pour mettre le blog à jour (j’ai des problèmes avec l’UMTS, ça ne marchait pas ces derniers jours) !
Pourquoi tous les jours ne sont pas comme aujourd’hui ? Bon ce n’est pas le moment de se poser de question, c’est le moment de profiter.

Demain double lessive. Trop dure la vie…

Il y a, le ciel, le soleil et la mer ... :

La grande bleue

Départ jeudi après-midi dans la pétole, et puis petit à petit la brise de mer s’est levée, et j’ai fini une petite ballade de 15 M avec un bon force 4, vent de travers puis au pres : le bonheur de naviguer est la, entier, généreux. Je me régale. Et puis il y a cette « grande bleue » devant moi, la promesse d’autres navigations, demain, et les jours suivant, et encore après. Ca y est, j’y suis, c’est le bonheur.
Arrivé au port du Canet à 17h. Bière Pizza Cigarette et repos, le visage chauffe. La brise de mer se calme avec le soleil qui se couche. Il est l’heure de regarder la carte pour la navigation de demain, de prendre la météo, et demain alors, si tout va bien, repartir…

Belacarta à Port Leucate (au loin le Canigou enneigé) :


Sous le soleil :

Sport

4 jours. 4 jours à attendre à Port La Nouvelle, à la sortie du canal. 4 jours de tramontane, impossible de mater.

4 jours sans pouvoir recharger les batteries autrement qu’au moteur, car à la capitainerie de Port La Nouvelle, ils ont du se dire « puisque de toute façon la ville n’a aucun intérêt, puisque le port est moche et sans ambiance, pourquoi donc offrir l’électricité au quai ??? »

Et enfin, mercredi matin, rendez-vous à 11h au chantier nautique pour mater. …et bien sur, à 10h, la tramontane qui recommence à souffler. Finalement le mat était en place à 12h30. Et toujours le vent qui monte… Mais la perspective d’une nuit de plus à Port la Nouvelle me motive à prendre la mer. Trop de vent pour installer le génois (la voile d’avant), je pars donc avec le tourmentin (petite voile d’avant endraillée sur un étai largable nouvellement installé par my-self, à tester) et la grand voile préparée avec un ris (réduction de la surface d’un tiers). A peine sortie du port je me rends compte que ça souffle vraiment. Moment de doute : est-ce bien raisonnable de se faire chahuter avec un bateau qui vient juste d’être maté ? Est-ce que j’ai bien réglé les haubans ? Je me mets « bout au vent » pour envoyer la grand voile. Moteur à fond, je n’arrive pas à me tenir face au vent plus de 5 secondes, et le bateau n’avance pas. Donc de toute façon, faire demi-tour pour revenir dans le port est exclu.Ca répond à la question « ne serait-ce pas plus raisonnable de renoncer ? ». Je prépare un deuxième ris, et je rentre le tourmentin. Grand voile hissée, enfin. Mais bordel ça souffle vraiment ! Je suis déjà à 7 nœuds, le bateau vibre, mais surtout, il y a un sifflement insupportable : le profil de l’étai creux (pour le génois, non installé) est comme un sifflet. Un sifflet de 10 mètres de haut ! Comme j’ai toujours navigué avec le génois à poste, c’est une découverte. Ambiance « charge de CRS énervés ». C’est stressant, assourdissant, et je n’entends pas les vagues arriver par derrière, ce qui me vaut quelques bons paquets d’eau de mer dans le coup. Mais ce n’est pas la Bretagne avec son crachin et son vent frais, il fait 25° et le ciel est bleu ! La mer brasse un peu mais c’est un vent de terre, et en restant proche du rivage ça reste gérable. Passage du Cap Leucate. Le vent monte encore un peu. C’est le moment ou je me demande comment je vais m’y prendre pour affaler la grand voile, parce que tenir bout au vent sera difficile. Je n’ose pas me demander si ce sera possible. De tout façon il faudra bien s’arrêter à un moment. Je commence aussi à me demander dans quel ordre agir si le mat tombe, car j’entends le bateau qui craque dans les surventes. Je ne prends aucun plaisir, c’est juste inconfortable, bruyant et stressant. 8,8 nœuds. Tiens c’était quoi déjà le record de Jean-François ?... il faudra vérifier.

Passage devant l’entrée du port de Leucate. Le vent mollit un peu. Je n’hésite pas une seconde : bout au vent, j’affale en 5 secondes, rabante illico, saute dans le cockpit pour consoler le pilote automatique qui lui aussi se met à siffler car il n’arrive plus à tenir le cap. Ce sera donc Port Leucate pour ce soir.

Arrivé au port, discussion sympa avec les voisins de ponton. Des anglais bien sur, bien habillés bien sur. Je demande « Did you sail today ? » Les deux compères se marrent et me répondent « hum… we tried ! » Ils me diront ensuite que leur anémomètre mesurait 38 nœuds de vent deux heures auparavant. C’était donc bien force 7 rafales à 8. Si ça ne vous dis rien, essayer de sortir la tête par la fenêtre de votre voiture quand vous roulez à 70 km/h…

Soirée resto pour se remettre.

Pas de photo de cette aventure (au moment ou vous avez essayer de sortir la tête par la fenêtre de votre voiture, est-ce qu’il vous ait venu à l’esprit de prendre une photo ? après coup on se dit « ça aurait été marrant ! », mais sur le moment, on n’y pense pas…)

vendredi 4 mai 2007

Bientot la mer

Apres une centaine d’écluses, après des heures interminables à regarder les platanes, après des journées entières au moteur, la promesse de l’eau salée et d’un mat bien en place se concrétise !

Nous dormons à l’entrée de Narbonne ce soir. Demain, 30 km et 3 écluses pour terminer ce périple dans l’eau douce.

Le canal du midi, c’est sympa, mais ce n’est pas non plus extraordinaire. Quelques beaux paysages, des écluses très mignonnes, les premières cigales qui chantent sous les pins parasols…

Enfin la météo n’est pas « du midi ». Aujourd’hui on s’est fait rincer pratiquement toute la journée. Le bateau est donc bien humide avec les vestes et salopettes qui sèchent –enfin qui devraient - un peu partout. Je rêve d’une bonne douche et d’un soleil chaud pour sécher mes affaires. Le froid est arrivé avec la pluie. Il fait un petit 12° le matin au réveil à l’intérieur de Belacarta !

Quelques aventures sympa : la clefs du moteur cassée dans le neimann, le joint du pré-filtre à eau (de refroidissement) qui fuit et désamorce la pompe, mais surtout plus de gaz. Pour la mécanique, pas de soucis, mais pour le gaz… La bouteille de gaz est dans le coffre arrière sur lequel est posé le mat, à plat. Donc le café au réveil, la petite soupe chaude sous la pluie, et le pot de terre sur le feu pour sécher l’intérieur, c’est du passé. Et ça manque…

Beaucoup d’australiens sur le canal, dont une équipe sympa avec qui nous avons partagé les écluses tout une après-midi. Un peu tendu au départ, et puis finalement ils nous ont offert des bières, donc on devenu copain. Echange d’e-mail pour s’envoyer les photos prises en navigation, retrouvaille au resto du coin le soir : l’ambiance est sympa sur le canal.

Journée bien chargée demain : dernière étape sur le canal, bricolage à Port-la-Nouvelle avant de mater, courses (gaz !!!), et dernier verre avec mes éclusiers préférés qui repartent travailler à Paris.

J’ai hâte d’envoyer la grand voile, d’éteindre le moteur et de prendre un grand bord vers le large !!!

Une petite écluse mignone (depuis mercredi, on descend : plus facile, plus calme) :

Une grosse écluse (ca brasse pas mal quans l'écluse se remplie!) :

Les australiens :Sous le soleil du midi :