Marianne et Vincent nous ont rejoint à Pantelleria le 7 juillet. Avec Manon et moi, nous étions 4 pour la traversée vers la sicile. La fenêtre météo n’est pas large avec toujours des coup de vent de nord ouest, mais nous partons le 9 avec en perspective une météo clémente.
Peu de vent le premier jour, mais la rencontre de dauphins – dont un bébé – et d’une tortue fait vite oublier le bam-bam-bam du moteur. Vent capricieux dans la nuit, un cargo qui nous évite, les filles qui papotent pendent leur quart, et finalement le soleil se lève sur les îles Egades. Vincent lutte à la barre contre un bon courant, et finalement nous virons la pointe nord-ouest de la Sicile en début de matinée. Le vent monte subitement mais nous finirons au moteur dans une mer agitée pour ne pas avoir à tirer des bords, l’équipage étant bien fatigué.
Arrivée à San Vito Lo Capo, petite station balnéaire avec ses touristes exclusivement Italiens.
L’eau est translucide, « enchanteresse » comme décrit dans le guide.
Manon repart le 12 vers Paris, et nous repartons à 3 vers Castellamare, après une halte baignade au mouillage devant une ancienne Thonnerie, à Scopello : l’eau est chaude, la cadre est superbe.
Castellamare est le petit village dont on rêvait, avec ses vieilles maisons et son petit port de pêcheur. Nous passerons la nuit au fond du port de plaisance, roulés par la houle car le port est grand ouvert sur le large.
Le lendemain départ vers Terrasini après les courses. Une journée à tirer des bords au carré, bien gîté. Nous décidons à 18h de continuer vers Femine, pour une arrivée de nuit.
Arrivée intéressante car les feux du port ne fonctionne plus… Il reste une place dans le port, elle sera pour nous, et oh miracle, enfin une douche dans la petite cabane du club nautique !
Le périple s’achève sur une dernière navigation jusqu’à Palerme, avec une belle escale dans la journée sur la plage de Mondello. L’eau turquoise invite à la baignade…
Arrivée le soir dans le port d’Aranella, à 4 km de Palerme, où nous trouverons non sans mal une place sur un ponton privé. L’accueil est chaleureux, et surprenant : on nous offre des pizzas siciliennes pour nous souhaiter la bienvenue avant de nous dire que l’escale sera gratuite !! Eau, électricité, douche, le luxe avec en prime une jolie vue sur la villa Florio dont les propriétaires m’inviteront plus tard à partager leur table.
Visite de Palerme, et malgré nos difficultés pour attraper le bus, nous rentrerons à temps pour une bonne pizza sur le port. Marianne et Vincent sont repartis le 17, et Belacarta est bien vide… Il me faut reprendre le rythme des marins solitaires. C’est d’autant moins facile que l’équipage de ces derniers jours était vraiment super…
Isola del Femine :Marianne et Vincent au soleil couchant :
Les eaux turquoise de Mondello :
La villa Florio et le ponton ou Belacarta se repose :
1 commentaire:
Oubliés les "vorrei te infilare" et les "buena serra"... mais encore merci pour nous avoir fait partager cette aventure qui fut magique et si simple à la fois!
ps : j'ai tt de même ramené ds mes bagages des hôtes qui ont du mal à partir... eux aussi st un peu nostalgiques!!!
MERCI AU MARIN et CIAO!
la chanteuse
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