samedi 28 avril 2007

Tout doucement

Nous avancons tout doucement, précisément à 4 nœuds, environ 7 km/h. Le canal latéral à la Garonne, c’est sympa, mais c’est un peu tout le temps pareil : des allées de platanes, et des ponts en béton (modèle unique sur 200 km). Après 4 jours, ça devient un peu fatiguant. Heureusement il y a les écluses pour apporter un peu d’animation, et après une cinquantaine, on assure maintenant comme des pros. Notre record : 8mn !! (on s’amuse comme on peut…)

Escale ce samedi soir à Toulouse ou le capitaine Gaétan nous a rejoint.

Je commence à rêver d’océan, de voiles, de la nuit qui tombe doucement sur Belacarta qui avance avec comme seul bruit le chuchotement de l’étrave qui raconte la liberté. Vivement la méditerranée ! En attendant, il restes 53 écluses, 240 km (toujours à 7km/h), un équipage familiale bien sympa, et le canal du midi que nous commençons demain.

mardi 24 avril 2007

Délivrance

Au départ on partait pour une navigation tranquille… C’était sans compter sur la Garonne et son fort courant après les précipitations sur Toulouse il y a une dizaine de jours. Donc rafting mais à contre courant ; c’est beaucoup moins amusant. Ambiance « Délivrance » (le film, mais sans le banjo).Bref ce soir nous ne sommes pas encore la ou nous devions être hier soir. « Nous », c’est le capitaine Ed et sa maman qui est arrivée dimanche à Bordeaux.

Finalement la première écluse a été franchie cet après-midi vers 16h, nous délivrant enfin des courant de la garonne. Le premier éclusier a du nous trouver sympas, ou particulièrement incompétents, car il nous a suivi pour les 3 premières écluses J (NB pour Françoise : éclusier sans tatouage, sans intérêt).
Les écluses : pas si facile, au moins au début. Mais comme il y en a 100 pour s’entraîner, on pense finir expert !!

Ce soir, coincer entre deux écluses (les écluses ferment à 18h), nous avons amarré Belacarta sur une berge en pleine campagne. Loin du monde, proche des grenouilles.

Les paysages sont magnifiques, très dépaysants, assez variés et la vie est douce dans une chaleur estivale….

Une nouvelle capitaine à la barre de Belacarta :

Comme ca, ca parait calme, mais un peu plus loin, il y avait du courant :

Un soir d'avril, Belcarta amarré dans le canal latéral à la Garonne.
Bonus : bientot sur le blog, l'histoire des Hollandais qui nous fait beaucoup rire...

vendredi 20 avril 2007

Marin d'eau douce

Escale à Pauillac pour démater. La construction des fixations en bois pour poser le mat sur le pont nous a bien occupé. Le lendemain, dematage à 9h - sans problème - puis farniente avant de repartir au moteur vers Bordeaux dans l'après midi pour avancer avec la marée.

Le courant dans la garonne est vraiment fort - jusqu'à 4 noeuds - et nous devons sans cesse éviter les troncs d'arbre et autres billes de bois qui flottent entre deux eaux. Traversée de bordeaux au soleil couchant, et en passant le pont de pierre, nous quittons officiellement les eaux maritimes. Il reste un bon courant de marée pour nous rappeler que l'océan n'est pas loin, mais déjà l'air est plus chaud, les oiseaux chantent au reveil, et ca sent la campagne.

Jean-Jacques et Justin sont repartis à Paris.
Je me repose un peu après cette bonne ballade de 240 mn en 7 jours, avant de repartir lundi matin pour la garonne fluvial, puis le canal lateral à la garonne vers Toulouse ou commence le canal du midi.
Il fait 27°, c'est l'été, et c'est bon...

Le petit port de pauillac, bien envasé :

Belacarta sans son mat sur la garonne :Le pont de pierre de Bordeaux :


Belacarta au port de Begle, à la sortie de Bordeaux (sur l'autre rive c'est carrefour, l'autoroute, et une usine...) :

mardi 17 avril 2007

L’océan est derrière nous

Toujours cap au sud ce lundi 16 avril pour aller à Royan. Nouvelle descente sous Spi, mais dans la brume. Nous ne verrons pas la cote de la journée, pas avant de rentrer dans l’estuaire de la Gironde. Belle navigation, arrivé à Royan à 17h30, sous le soleil. Ca sent l’été, le vent chaud de la terre, les vacances. Quelques courses, un bon repas partagé avec Benjamin, un copain de Justin qui restera dormir à bord avant de repartir le lendemain matin à 7h. Un type bien, prof de voile. Discussion animé sur le monde de la voile, autour d’un verre de rhum, puis enfin une nuit complete.

Tout se passe merveilleusement bien, je suis bien déconnecté, en vacance, libre, et heureux. La vie à bord s’organise un peu plus chaque jour, je passe de moins en moins de temps à cherché mes affaires ! Vivement la fin du temps brumeux pour faire sécher mon sac de couchage.

Merci pour tous les messages sur le blog et les mails, c’est vraiment sympa et ça fait du bien à lire !!


Oleron

Ca faisait un moment que l’on parlait avec Alain – un collègue de Renault - de se retrouver dans son île à Oléron. Nous nous sommes retrouvés au port de Saint Denis d’Oléron après quelques heures de sommeil.

Et la un festival de gentillesse, d’attention délicate, un repas exceptionnel (vraiment !), dans une maison plus que charmante, une visite guidée en voiture d’Oléron : Alain et sa femme Monique nous ont reçu d’une façon que nous n’oublierons pas. La journée a été vraiment merveilleuse.

« Monique, Alain, une nouvelle fois, tout l’équipage du Belacarta vous remercie pour votre accueil ! »

… et c’est parti !

Jean-Jacques m’a rejoint mercredi 11 avril en début d’après-midi, Justin était la quelques heures plus tard. Départ prévu le lendemain à 6h. Finalement les amarres étaient larguées autour de 11h… Et ce jeudi 12 avril, à 11h, en sortant du port du Crouesty, je repensais à ces 2 années de préparation. Le moment était à la fois un peu émouvant pour moi, et pourtant si simple, si naturel !

Descente vers l’Ile d’Yeu, peu de vent l’après midi, mais ensuite une nuit sous spi, tranquille, avant de se faire rincer à 5h du matin en arrivant en tirant des bords. Repos bien mérité le lendemain après une première navigation de 22h.

Un petit oiseau est venu se reposer sur le bateau une bonne partie de la soirée :


L'équipage : Justin (le Capitaine), Jean-Jacques (JJ la régate) et moi (l'Amiral).

Un peu de bricolage à Yeu, et le lendemain, départ pour Oléron à 7h du matin. Justin profite d’un moment de pétole – et donc du moteur – pour pêcher à la traîne : encore 5 macros (6 la veille), et une aiguillette. Le tout mijoter dans une préparation à la tomate, un régal, avalé rapidement sous le soleil. Merveilleuse nuit sous spi, arrivé à 6h du matin à Oléron, fatigué mais content, après une entrée de nuit dans le port un peu compliqué.

mardi 10 avril 2007

Vertige...

Belacarta a été mis à l'eau jeudi dernier (5 avril). Depuis, c'est speed ! : stage de mécanique diesel marine à Nantes, bricolage sur le bateau, rangement, dernières courses, re-bricolage...
La famille était la pour me donner un coup de main, et vraiment, c'était cool. Merci encore !!!

Lundi matin nous avons amené le bateau de Vannes au Crouesty avec Gaetan (mon co-propietaire préféré), Marianne et Vincent. L'occasion de faire tourner le moteur après l'hivernage, de hisser les voiles, et de naviguer un peu. Grand soleil mais petit temps.

Les capitaines :


Pause café sous le soleil breton :
La maison rose : ceux qui naviguent sur le golfe connaissent bien la maison rose. Juste avant Conleau, au fond du golfe, c'est un amer qui veut dire "on est arrivé" quand on va a Vannes.
Pour moi c'était "on est parti !".

Les 3 semaines de préparation s'achevent comme prévu, c'est à dire à l'arrache. Mais le principal est fait. Je peux partir maintenant. Vertige du grand départ...