Cela fait bien longtemps maintenant que le blog n’avance pas… Peu de connexion ces derniers temps. Belacarta, lui, a bien avancé !
Parti de Sicile avec ma maman et Gaétan (le co-capitaine), cap au nord pour remonter progressivement vers la Corse. Une première escale pour s’échauffer nous amène sur la petite île de Ustica. Un petit bijou à 30 milles au nord de la Sicile. L’eau est tellement belle qu’on ne la voit pas ! Un bon resto pour reprendre des forces après une journée de navigation pas très excitante. Le lendemain nous partons pour plus de 200 milles. Quelques 55 heures plus tard, nous arrivons à La Caletta en Sardaigne, après une traversée méditerranéenne : de la pétole, un petit coup de vent à l’arrivée, des dauphins, et une baleine !! Quel moment émouvant même si ce fut bref, quelle grâce; un moment rare.
La Calletta, petite station balnéaire, avec sa kermesse et Tonino Zuca à l’accordéon, ses pizzerias sous les pins, ses enfants qui crient partout : l’Italie qui m’a conquis.
Départ de La Caletta après 2 jours de repos pour entamer la remontée le long de la Costa Smeralda. Départ à 10h… sauf que non, parce que le moteur est totalement silencieux au moment ou je voudrais l’entendre démarrer... Enquête au voltmètre. Le démarreur produit une chute de tension. Ah. Démontage intéressant, surtout au moment ou les ressorts sautent un peu partout. Nettoyage des charbons, remontage, prière, et test. Et départ à 15H. Le capitaine est devenu mécano !! :-)
Mouillage dans une baie superbe. Les sardes ont su préserver leur paysage : les constructions sont à peine visibles, et c’est à la nuit tombée que les lumières font apparaître les villages de vacances.
Mardi 7 août, départ avec au programme : mouillage à midi pour déjeuner et se baigner avant de trouver un port pour une bonne douche. Encore une belle journée de navigation, malgré un vent capricieux (ça souffle un peu, beaucoup, pas du tout, etc…etc…). Arrivée devant le port de Rotondo. A la VHF, tout le monde parle en même temps, un vrai bordel à l’Italienne, et un port complet. Idem dans le port suivant. Nous décidons de mouiller au fond d’un baie avec une belle plage, et oh surprise, nous ne sommes pas seul : des dizaines de mega-yacht, dont certains mesurent bien 100m de long, mouillent dans la baie. Sans réfléchir, nous mouillons au plus près de la plage et du village à proximité. Mais tous ces bateaux de luxe ont de belles annexes – souvent plus grandes que Belacarta – et le balai incessant des propriétaires et staff nous fera passer une bien mauvaise nuit, chahuter par les vagues des bateaux qui passent vite et à quelques mètres seulement. Nous avons rebaptisé l’endroit « la baie des cochons ».
Nous sommes maintenant dans la Sardaigne du luxe, des mega-yachts, des superbes demeures en bord de mer. C’est beau, mais ce n’est pas mon truc.
Après avoir attendu tranquillement le passage d’un coup de vent au port de Cannigioni, nous retrouverons les paysages que nous aimons dans les Iles Maddalena puis Lavezzi : les paysages parmi les plus beaux depuis le départ.
Lundi 13 août, arrivé à Bonifacio, changement d’équipage : Elisabeth et Gaétan croiseront ma sœur Vanessa qui me rejoint pour 3 semaines avec deux amis. La Corse, c’est le retour en France, quittée le 15 mai dernier. L’aventure continue, et même si Belacarta est bien le plus petit voilier dans les ports de la région, il y a à son bord un capitaine qui se sent riche, tellement riche, riche de ces bons moments passés sous le soleil d’Espagne, de Sardaigne, de Tunisie, de Sicile… et le voyage continue !
Le village sur l'ile d'Ustica :
Traversée Sicile - Sardaigne :
Elisabeth et Gaetan pour un petit dejeuner en Sardaigne :
Belacarta au mouillage pour le dejeuner :
Le capitaine-mécano :
Cannigioni, un bon refuge en attendant la fin du coup de vent :

Sur l'archipel des Iles Maddalena :
Cavallo, l'ile au Nord de l'archipel des Lavezzi :